L'ASSOCIATION des RASSET de FRANCE
et ses cousins canadiens
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Prononciation (phonétique) :
* Au Québec, on conserve des prononciations qui, en général, ont disparu en France. Par exemple,
les mots "brin" et "brun" se prononcent de façon identique chez les cousins. Ils se disent tous
les deux "bran". Ici, la prononciation demeure très différente.
* Au Québec, on constate également une affrication des consonnes "t" et "d" devant les
voyelles "u" et "i" (elles se prononcent alors "ts" et "dz"). Par exemple, la phrase
"tu es parti" se prononce au Québec "tsu es partsi". Du chocolat divin devient chez
nous "dzu chocolat dzivin". Cette particularité est très marquée et tout à fait
généralisée (sauf pour la Gaspésie). C'est souvent grâce à elle qu'on peut reconnaître un
Québécois qui se donne un accent français ;-D.
* Réduction du pronom "il" en "y": Y peut pas venir, Y'est malade, Y'a pas le temps.
* Réduction de "elle" en "a": A perdu sa montre, ("elle a" devient un "aa" allongé:) aa pas
le temps, aa mal au dos.
* Vive les raccourcis de la langue: "Chu" (contraction de "je suis"): chu fatigué, chu tanné,
chu en retard, etc.
* Un vieux "t" ancestral persiste dans les expressions "il fait frette" (froid), "mon litte"
(lit), "viens icitte" (ici), "pomme pourritte" (pourrie)
* Les mots communs qui se terminent en "-oir" sont souvent prononcés "-oèr": avoèr (avoir),
à soèr (soir), la bouilloère (bouilloire), etc.
* Lorsque le son "a" se retrouve en fin de mot ou de phrase, il est prononcé "â": le Canadâ,
il s'excusâ, c'est par lâ, etc.
* Un peu à l'inverse, le son "è" en fin de mot devient "a": je l'sava (imparfait), jama (jamais),
parfa (parfait). Cette caractéristique tend toutefois à disparaître.