L'ASSOCIATION des RASSET de FRANCE et ses cousins canadiens
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Il y a les légendaires sacrés...
Les terribles sacrés (coeurs faibles s'abstenir):
Au Québec, pour blasphémer, il faut faire appel au vocabulaire religieux. Employez-les seulement entre
amis (ou pour ajouter de la gravité à une insulte) car ils peuvent choquer et sont jugés socialement
inacceptables et très grossiers. Il y a les sacres "durs" et les sacres "doux".
Les sacres durs les plus courants sont: crisse, tabarnaque, esti, calvaire, câlisse, ciboire,
viarge, baptême et sacramant. On peut les combiner pour doubler ou tripler l'effet:
osti de câlisse. On peut les sanctifier: saint-ciboire.
Les sacres doux sont des espèces de versions ramollies des sacres durs, ils sont donc moins
choquants mais ne s'utilisent pas dans n'importe quelle circonstance non plus. Les plus
courants sont: tabarslaque, tabarnouche, calvasse, calvince, tabouère, clisse, crime,
batèche, sacramouille, cibolaque, christie, tôrieux, joualvert, sirop, bateau, etc.
Les sacres peuvent être utilisés comme simple interjection (marquant la surprise, la douleur,
la consternation). Ils peuvent être utilisés comme noms communs et deviennent alors des
insultes (en mettant "un(e)" ou "le/la" devant). Ils peuvent qualifier (un calvaire de bon film),
quantifier (il y en avait en tabarnaque) et certains sacres durs peuvent même servir de verbes
(crisser, câlisser, décâlisser, déconcâlisser, etc.)
J'aimerais insister sur le fait que ces mots peuvent s'avérer extrêmement choquants, même si
ils peuvent paraître plutôt inoffensifs et rigolos à des visiteurs ou des étrangers. Ils
s'utilisent dans un contexte très décontracté et amical, ou encore si vous voulez être
très insultant (au risque de recevoir une claque sur la "yeule")!